Bienvenue sur le site de la communne de Bruère-Allichamps au centre de la France.
   

Au temps des romains...

Durant le dernier siècle avant notre ère, le royaume des Bituriges qui occupaient notre région, déclinait. Pourtant de Bruère (du celte Brivodorum, de Briva, le pont) à Allichamps (du celte Aliscampis, le champ d'Aalis ou Adalis) les cités étaient actives et prospères. On y exploitait le minerai de fer ; des digues barraient le Cher pour l'installation de moulins à blé et à draps, le poisson y était abondant ; les forêts prodiguaient bois de construction, chaleur et nourriture.


Après la défaite de Vercingétorix à Alesia, en 52 avant notre ère, les légions romaines s'installèrent à Bruère, dont elles appréciaient autant l'ondoiement des collines que la position stratégique. Bâtisseurs d'exception, ils perfectionnèrent d'abord l'extraction de la pierre à la carrière de La Celle pour la construction des routes, des ponts, l'élévation des temples, des villas, d'un amphithéâtre, la sculpture des stèles, des bornes... .

A Allichamps, Claude le Gothique (268-270) commanda la construction d'un temple dédié à Diane ; à Bruère, l'empereur Caracalla (211-217) fit bâtir une sacella (chapelle) en mémoire du frère qu'il fit assassiner.

Bientôt une ville forte supplanta le petit village gaulois. D'épais remparts s'élevèrent sur un rectangle d'environ 230m par 40m, bordés de fossés atteignant 8m de larges. Des tours défensives et un chemin de ronde complétèrent cet ensemble auquel on accédait par des portes à ponts levis ouvrant  la voie d'Avaricum (Bourges) à Augustonemetum (Clermont Ferrand). Un trivium (borne milliaire indiquant les distances dans trois directions) marquait l'embranchement de cet axe vers Mediolanum (Châteaumeillant), en empruntant le pont sur le Cher. Ce trivium  fut emporté par les invasions barbares qui se sont succédées après la chute de l'empire romain occidental en 476. Converti en sarcophage, il fut exhumé au 18ème siècle par le prieur Pajonnet au lieu-dit La-Levée-de-César.


Si les romains eurent le génie de la pierre, ils eurent aussi celui de l'eau. Les infrastructures collectives furent complétées par la construction d'un aqueduc sur le Cher, des thermes et de nombreux puits favorisant la luxuriance des vergers, des potagers et l'implantation de la vigne. D'ailleurs, à proximité du chemin des vignes, sur la colline, des fouilles ont révélé l'existence d'une villa à la mode romaine, vaste domaine de parcs et de jardins tant enchanteurs que nourriciers.


Les nombreux édifices témoins de cet habitat ne subsistent plus qu'à l'état de vestiges ou de fondations, mais nourrissent toujours la fierté des Bruérois qui ont choisi comme emblème du village la célèbre colonne dite du "Centre de la France".


     


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