Bienvenue sur le site de la communne de Bruère-Allichamps au centre de la France.
   

Au temps des chevaliers ...

Dès la chute de l'empire romain, une très longue période d'invasions et de divisions s'installe jusqu'au 9ème siècle.

Sous le règne de Charles le Chauve, une motte fortifiée fut érigée sur la colline, modifiée, renforcée, elle commandait le passage du Cher et protégea Bruère pendant plus de deux siècles. Son dessin apparaît nettement sur le plan du cadastre sous la dénomination "La Tour".

 

Les pillages s'accentuent et vers 1138, Ebbe de Charenton, seigneur de Bruère autorise la construction d'un château fort.

Les remparts gallo-romains furent relevés en d'importantes fortifications dont les tours et remparts surprendront le promeneur curieux.

Grâce à l'action de familles puissantes, dont celles de Sully puis d'Albret, Bruère connut sa grande époque, du XIIème au premier quart du XVème siècle.

 

On dote alors la ville forte de plusieurs chapelles, dont la chapelle Saint Pierre sise à l'angle des rues Gorges Sand et Vieilles Portes. Le 11 novembre 1285, le jeune roi Philippe Le Bel fait étape à Bruère. A la tête d'une cohorte royale, il ramène de Perpignan le corps de son père Philippe III Le Hardi décédé au cours de sa désastreuse campagne d'Aragon. Ce dernier reposa une nuit dans cette chapelle.

Des fiefs de Saint Loup, Uzay, Le Venon, La Châtelette, Nozières, les seigneurs construisent au sein de la ville close des hôtels de repli. La vie commercante bat son plain et la rue du milieu draîne une importante population de voyageurs et de marchands. Deux foires patentées, un notaire, des banquiers ... la bourgeoisie locale prospère !

La communauté cistercienne des moines qu'abrite la récente abbaye de Noirlac, prend également de l'ampleur et fait construire en plus de l'hôtel de Lavenière, un hôtel particulier avec tour de guet, situé à l'emplacement du bureau de La Poste.

 

Les  furent autorisés par le seigneur de Bruère, Henri IV de Sully, à établir un refuge à l'emplacement actuel des n°5 et 7 de la rue Georges Sand.

 

Hors les murs, un hôtel-Dieu est élevé sur les vestiges du temple que Caracalla commanda à la mémoire du frère qu'il fit assassiner. Lieu d'accueil pour les indigents et les malades, il tomba rapidement sous le régime de la Commende. La vicairie et la chapelle dédiée à Saint Mathurin connurent d'importantes transformations au XVème.

 

Une maladrerie (léproserie) vient compléter le dispositif d'accueil de la cité. Destiné à traiter les patients atteints de la lèpre, cet hôpital sert aussi de lieu d'isolement et dispose donc d'une économie propre, ce qui explique son étendue. La rue de la maladrerie témoigne de son emplacement à Bruère.

 

En 1337 survient la guerre de Cent ans. Charles d'Albret, seigneur de Bruère, débordé dans ses alliances, signa une paix inutile en 1412 à Auxerre car ses alliés anglais l'assiégèrent à Montrond, à Orval ; la ville fut finalement pillée, détruite et brulée.

 

Bruère subit sa deuxième destruction de l'histoire !


                   


Retour




Mentions légales - Accès réservé - Réalisation Direct@Web